COMMUNIQUE  de presse  de ANTIDOTE EUROPE du 29.04.2014 envoyé par EQUIVITA

 

Appel aux candidats à l’élection du Parlement Européen de mai 2014

 

Vous savez sans doute que l’Union européenne (UE) a compétence en matière de santé et de recherche scientifique, mais vous ne savez peut-être pas quel est l’état sanitaire dans l’UE, ou simplement en France. Selon les études épidémiologiques officielles (InVS, HAS, OPEPS…), rien que pour la maladie d'Alzheimer, les diabètes, les cancers hormono-dépendants (sein, prostate) et l'autisme, plus d’un Français sur 10 (soit plus de 6 millions) est affecté aujourd’hui et 2 millions de nouveaux cas s'ajouteront dans l’année. Ces chiffres ont plus que doublé en une décennie. La population française représentant approximativement le huitième de celle de l’UE,  il est facile d’estimer les chiffres pour cette dernière…

L’UE a donc un grave déficit de prévention de ces affections et de progrès médicaux pour en guérir.

Si ces dérives devaient perdurer, quand nos enfants nés depuis 2000seront dans la force de l’âge, un sur trois souffrirait du diabète, un sur quatre d’Alzheimer, le cancer de la prostate concernerait tous les hommes, le cancer du sein toucherait une femme sur trois, une naissance sur trois serait celle d'un enfant autiste, l’infertilité masculine serait totale dès 2025…

La population de l’UE s’enfonce donc dans une grave crise sanitaire qui menace la survie de notre espèce avant la fin de ce siècle. L’UE (donc les parlementaires européens) dispose des moyens légaux et matériels pour infléchir dès maintenant ce cours catastrophique.  L’association Antidote Europe (AE) a pour objectif exclusif l’application des progrès scientifiques au bénéfice de la santé humaine. Elle a été amenée à effectuer une analyse scientifique rigoureuse pour identifier les causes de la profonde crise sanitaire actuelle, due d’une part à une prévention défaillante contre les risques toxiques (présents pour l’essentiel dans notre environnement), d’autre part à l’absence de progrès médicaux pour guérir des affections évoquées ci-dessus. Ses travaux ont montré qu’il y a une cause commune à ces défaillances : le recours au « modèle » animal pour la prévention et les recherches médicales en général. Il y a là une grave erreur de méthode, car aucune espèce animale n’est un « modèle » biologique d’une autre. C’est une simple conséquence de la définition même d’une espèce, son isolement reproductif. Cet isolement prouve que les gènes (et leurs expressions) sont uniques pour une espèce donnée, ils réagiront à un test ou à une maladie de façon spécifique et propre à cette espèce, pas à une autre, même proche en termes d’évolution.

Toute prévention et recherche médicale effectuées sur des « modèles » animaux est donc sans valeur pour l’homme, au mieux inutile, souvent même très dangereuse pour lui, car source de fausses certitudes dont notre santé paye le prix, comme évoqué ci-dessus. Une Initiative Citoyenne Européenne (ICE « Stop Vivisection ») visant à interdire le recours à des animaux dans tout test ou recherche visant à la santé humaine a recueilli 1.340.000 signatures. AE s’y est associée, pour des raisons scientifiques irréfutables qui prouvent l’ineptie de la notion même de « modèle » animal. La Commission européenne qui prendra place après les prochaines élections sera tenue d'organiser une audition publique pour entendre les arguments et les propositions de STOPVIVISECTION. Suite à cela le Parlement européen devrait débattre d'une nouvelle directive résultant de cette ICE.

Nous vous prions de nous faire savoir rapidement (vos réponses seront publiées avant le scrutin), par lettre (Antidote Europe, 25 rue Jacques Callot, 66000 Perpignan, France) ou courrier (info@antidote-europe.org) :

(1) si vous êtes pour ou contre l’usage d’animaux pris comme « modèles » biologiques de l’homme, pour la prévention et la recherche biomédicale le concernant ;

(2) si vous êtes décidé(e) à ne pas dévier de cette position, quelles que soient les pressions politiques ou commerciales (lobbying) qui ne manqueront pas de s’exercer sur les élu(e)s.

                                       Claude Reiss, physicien et biologiste cellulaire, pendant 30 ans directeur de laboratoire au CNRS de Paris

Note :  AE n’est pas une association de défense animale. AE a développé des méthodes scientifiques rapides et pas                   chères     (citées dans REACH, voir aussi TOX21) pour évaluer les risques toxiques sur du matériel biologique    d’origine humaine. Elle propose aussi des approches thérapeutiques nouvelles (dont une contre le SIDA, brevetée)      pertinentes pour l’homme. Plus d'informations sur http://antidote-europe.org.